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Bien plus intéressé par la santé que par les maladies, j’avoue n’avoir découvert que récemment et par hasard l’existence du syndrome de tako-tsubo, ou syndrome des cœurs brisés. Décrite au Japon dans les années 70, cette pathologie cardiaque doit sa dénomination au pot de terre qu’utilisent les pêcheurs japonais pour capturer les poulpes. Ce piège halieutique ressemble à une amphore et c’est aussi la forme ballonnée que prend le cœur des personnes touchées par le syndrome. Longtemps confondue avec un infarctus, cette atteinte du myocarde diffère de ce dernier car elle n’est pas causée par une obstruction des artères coronaires : la médecine lui reconnaît une origine éminemment émotionnelle !

Explosion de cas en 2020 !

Le mécanisme est le suivant : lorsqu’un stress émotionnel survient, il déclenche une libération massive d’hormones appelées catécholamines et sécrétées par les glandes surrénales. Cet afflux soudain provoque une incapacité partielle du cœur à se contracter et il suscite par conséquent des troubles du rythme cardiaque ventriculaire, ceux-ci pouvant à leur tour entraîner des complications graves telles que des embolies artérielles ou des arrêts cardiaques. À l’instar des infarctus, le syndrome de tako-tsubo peut donc être mortel et il exige une prise en charge médicale immédiate.

Les femmes en sont neuf fois plus victimes que les hommes, probablement parce que leurs artères sont plus sensibles à l’action des catécholamines. Les symptômes avant-coureurs sont l’essoufflement, des palpitations, une syncope et une douleur soudaine dans la poitrine qui peut irradier vers le bras ou la mâchoire. Ses causes ? Elles ont été bien identifiées par les chercheurs : ce sont  principalement les émotions intenses liées à des événements douloureux tels que la perte d’un être cher, une rupture amoureuse ou un accident. Mais il peut également s’agir d’émotions positives telles qu’une naissance ou une demande en mariage ! Dans 10% des cas seulement, aucun stress émotionnel n’est rapporté par les victimes, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en pas car il pourrait s’agir d’une amnésie par déni ou refoulement. Assez logiquement, le syndrome du cœur brisé survient le plus souvent chez les individus naturellement anxieux.

Mais l’anxiété, ça peut bien sûr se provoquer artificiellement ! En 2021, une équipe américaine a recherché l’existence d’une cardiomyopathie de stress (nom scientifique du syndrome de tako-tsubo) chez 1914 patients hospitalisés pour suspicion d’infarctus mais dont la coronographie était normale. Parmi tous les patients de l’étude publiée dans le JAMA, la plupart avait été pris en charge avant l’épidémie de covid (de 2018 à début 2020) et 258 d’entre eux étaient entrés aux urgences entre le 1er mars et le 30 avril 2020. En examinant tous ces dossiers, les chercheurs ont calculé que l’incidence du syndrome avait plus que quadruplé pendant le pic pandémique !

Si les auteurs parlent pudiquement du « stress psychologique, social et économique lié à l’épidémie », il est pourtant patent que l’hystérie politico-médico-médiatique a joué un rôle prépondérant dans cette hécatombe. En terrorisant la population, la coalition des virocrates et de leurs larbins dans les gouvernements et les médias a littéralement fracassé le myocarde de nombreux citoyen(ne)s ! Cette étude, qui m’avait échappé à l’époque, confirme ainsi ce que nous avons toujours dit, à savoir que l’hyper-alarmisme des autorités et de leurs relais politiques et journalistiques était un facteur de surmortalité non-négligeable.

À propos de panique mortifère, j’ai rencontré le week-end dernier une personne très au fait de la façon dont ont été gérées les deux premières « vagues » covidiennes au CHU de Liège. Selon cette source bien informée, le très médiatisé transfert par hélicoptère de patients liégeois vers des hôpitaux allemands ne répondait à aucune nécessité car les urgences de la structure universitaire n’étaient nullement saturées. C’était un show pour les caméras, une pure opération de com’ montée par l’attaché de presse de l’établissement, celui-là même qui, comme je l’ai raconté il y a 5 ans, me refusait l’accès aux chiffres d’admission aux soins intensifs lors des épidémies de grippe annuelle. Devenu attaché de relations publiques auprès de la famille grand-ducale luxembourgeoise, ce dissimulateur de données ne doit pas espérer s’en tirer à bon compte : sa scandaleuse manipulation de l’opinion publique finira bien par être connue et sévèrement punie puisqu’elle aura contribué à répandre la peur et à briser des cœurs. En 2020, plusieurs hôpitaux français ont également évacué par hélico quelques patients vers l’Allemagne pour faire croire à la saturation.

Gare aux guérisons de Noël !

Ce qui est assez fascinant dans le tako-tsubo, c’est sa double causalité en apparence antinomique : le cœur se brise généralement suite à un événement traumatisant mais il peut aussi se transformer en amphore sous l’effet d’une bonne nouvelle et de l’émotion agréable ressentie. Notre muscle cardiaque est donc susceptible de « craquer » si nous sommes submergés par la joie, inondés de bonheur ou envahis par l’euphorie. S’il est plus rarement pathogène, ce stress positif est tout aussi dangereux que le négatif. N’est-ce pas là l’éclatante validation des travaux du Dr Hamer ? Pour moi, cette maladie  nous crie que l’inventeur de la Médecine Nouvelle Germanique avait vu juste et que la genèse des affections est le plus souvent d’ordre affectif.

Pour rappel, le génial médecin allemand n’a pas seulement démontré que la grande majorité des maladies découlait d’un choc psycho-émotionnel « biologisé » dans le corps par le cerveau inconscient. Il a aussi découvert que les somatisations évoluaient toujours en deux phases, la première étant celle du « conflit actif » et la deuxième celle du « conflit résolu » avec réparation des tissus et organes lésés. À la charnière de ces deux phases, intervient ce que le concepteur de la MNG appelait la « crise épileptoïde », un cap d’autant plus périlleux à franchir que le conflit a été long et intense. Pour le Dr Hamer, l’infarctus du myocarde n’était rien d’autre que la résolution  critique d’un important conflit de territoire. S’il avait eu connaissance des « cardiomyopathies de stress », sans doute les aurait-il également interprétées comme les symptômes d’un passage en guérison puisqu’elles procèdent parfois d’une émotion très favorable à la santé.

Et d’ailleurs, ne sont-ce pas les belles émotions et leur impact thérapeutique qui peuvent expliquer un grand mystère médical, à savoir le traditionnel pic des crises cardiaques lors des fêtes de fin d’année ? En 2004, une publication de l’American Heart Association révélait que le 25 décembre est la journée où l’on recense le plus de décès liés au cœur, suivie du 26 décembre et du 1er janvier. Depuis, d’autres travaux sont venus confirmer le phénomène. Une analyse menée en Suède sur plus de 283 000 infarctus a mis en évidence un risque accru pendant Noël, avec un pic particulièrement marqué le soir du réveillon. Plus surprenant encore : des recherches en Nouvelle-Zélande, où Noël tombe en été, montrent une hausse similaire, ce qui permet d’exclure toute influence météorologique.

Bien sûr, les cardiologues ont vite déballé leurs explications conventionnelles : le cœur serait fragilisé par le stress propre aux fêtes (courir les magasins, de ne pas trouver le bon cadeau, rater le repas, etc…), par l’excès d’alcool et de bonne chère, le manque de sommeil, l’abandon de l’activité physique habituelle ou la mise en suspens des traitements médicaux. Ce narratif n’est sans doute pas faux puisque le risque d’infarctus augmente encore chez les personnes porteuses d’une comorbidité comme le diabète ou l’hypertension. Mais pourquoi une telle concentration temporelle aux alentours de Noël et de la Saint-Sylvestre ? Et pourquoi cette prédilection pour la fête de la Nativité  ?

En chaussant les lunettes psychosomatiques, cette énigme s’élucide tout autrement : les réveillons sont des périodes de retrouvailles et de fraternité, des moments propices aux réconciliations, à l’évitement des sujets qui fâchent, à la mise en sourdine des querelles et à l’oubli des différends familiaux ou professionnels. Bref, à la levée des stress négatifs ! Pendant la « trêve des confiseurs », on enterre les haches de guerre et on met les conflits relationnels de côtépour festoyer dans la paix et la bonne humeur. D’un point de vue hamérien, c’est paradoxalement dans ce climat d’harmonie que les crises cardiaques, avec ou sans obstruction coronarienne, ont le plus de chances de se produire. Et plus les émotions seront positives, plus le risque sera grand de basculer en guérison et d’y laisser sa vie. Comme quoi la « magie de Noël » peut  ironiquement rimer avec tragédie !

Conseils préventifs et curatifs

 Si vous voulez minimiser votre risque d’infarctus ou de syndrome de tako-tsubo dans les prochaines semaines, les conseils cardiologiques classiques demeurent évidemment valables. Les excès de table et de boisson concourent à malmener le cœur et toute l’énergie consacrée à la digestion ne peut plus servir à encaisser les émotions fortes. De même, ce n’est pas une bonne idée d’aller se coucher tard ni d’arrêter le sport : en période d’agapes, votre organisme a au contraire besoin de récupérer par le sommeil et de se nettoyer par la sudation et l’autophagie. Chasser les toxines, c’est aussi devenir plus résistant aux chocs émotionnels.

La santé, vous ai-je écrit il y a quelques semaines, rime avec la diversité. Diversité microbiotique, alimentaire, respiratoire, thermique ou posturale. À titre de prévention hygiéniste des défaillances cardiaques, je n’ai pas d’autres recommandations à vous adresser et je vous renvoie à la première et à la deuxième infolettres que j’ai consacrées à cette thématique. J’insiste encore une fois sur l’importance primordiale de la respiration. Celle-ci joue un rôle capital dans l’oxygénation des muscles et je vous rappelle que le cœur en est un. Parce qu’elle active le nerf vague, la régulation du souffle est également une arme antistress absolue. Les deux semaines de fête sont d’excellents moments pour pratiquer la cohérence cardiaque ou la méthode Buteyko. 

Mon ami André Passebecq, docteur en naturopathie, ne connaissait probablement pas ces deux techniques. Mais il préconisait de mieux respirer en débloquant la cage thoracique par un exercice de gymnastique consistant à étirer les épaules vers l’arrière. Pour libérer le diaphragme et augmenter le tonus musculaire, il était également un chaud partisan du Bali, un appareil de résistance qui est passé de mode mais qui se déniche encore sur internet. En voici un petit mode d’emploi explicatif. Personnellement, j’ai toujours la version rouge de cet objet indestructible sous la main et je l’utilise quasiment tous les soirs avant de m’endormir en me remémorant quel grand naturopathe était André Passebecq.

Si je vous parle de lui ici, c’est aussi parce qu’il m’avait raconté un truc à peine croyable : âgé d’environ 75 ans et alors qu’il se promenait seul dans sa campagne provençale, il a subi un double infarctus qu’il a surmonté calmement et sans séquelles. Comment ? En s’efforçant simplement de respirer amplement et paisiblement. Il est vrai que le futur nonagénaire – il est décédé en 2010 à 90 ans – était hamérien avant la lettre : il appelait les maladies des « biogonies » (des combats pour la vie) et il était archiconvaincu qu’il fallait accueillir les symptômes comme des jalons vers la guérison. Lorsque son cœur a flanché à deux reprises, il a donc traversé la double crise épileptoïde en toute confiance et sérénité. Peut-être s’agissait-il du syndrome de tako-tsubo, lequel est réversible et ne laisse généralement pas de traces. Mais quel que soit le type d’altération cardiaque, il est de bon aloi d’avoir foi en soi et en son aptitude à autoréparer son cœur brisé.

Sur ce, je mets mon infolettre en vacances pour deux semaines et je vous retrouve en 2026. Passez d’excellentes fêtes remplies d’émotions positives et inoffensives.

                                                              Yves Rasir

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