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La semaine dernière, je me suis occasionné une épicondylite en jouant au tennis. Comme cette tendinite du coude est un peu handicapante et qu’elle me prive de mon troisième sport préféré (après le foot et le mini foot), je me suis mis en quête d’un kinésithérapeute pour accélérer la guérison. J’en ai trouvé un tout près de chez moi et j’étais d’autant plus content de cette proximité que ce « soignant du mouvement » est ouvert aux méthodes de soin alternatives. En plus des techniques apprises durant son cursus, il pratique en effet l’acupuncture, la pose de ventouses et le massage des points Trigger, ces petites contractures musculaires douloureuses au toucher et qu’il convient de détendre afin de favoriser la réparation des tendons.

Petit souci : ce gars très sympa et passionné par son métier m’a informé que les séances ne seraient pas remboursées si elles n’étaient pas prescrites par un médecin traitant, or je n’ai plus de médecin traitant depuis presque quarante ans. Qu’à cela ne tienne, je me suis renseigné sur les quelques omnipraticiens du coin et j’ai pris rendez-vous chez celui dont on m’avait dit qu’il ne poussait pas à la consommation de médicaments. De fait, ce généraliste a commencé la consultation en me posant quelques questions et il m’a félicité quand je lui ai dit que je ne prenais quasiment jamais de médocs. Une fois le diagnostic confirmé, cet homme avenant et prévenant a néanmoins voulu me prescrire des anti-inflammatoires, ce qui m’a immanquablement irrité.

Pour justifier mes réticences, j’ai commencé à lui expliquer que les kinés utilisaient notamment les ondes de choc pour soigner leurs patients atteints de tendinopathie. Si cette technique d’impulsions acoustiques inventée à l’origine pour désintégrer les lithiases urinaires ou biliaires fonctionne aussi dans le traitement des tendons, c’est parce qu’elle augmente la circulation sanguine, favorise la production de collagène et provoque un surcroît d’inflammation qui accélère la cicatrisation. C’est en quelque sorte la preuve que la réaction inflammatoire aiguë est salutaire et qu’il faut, tant que faire se peut, la respecter. Interloqué, le médecin a éludé le débat et m’a proposé un anti-inflammatoire naturel à base de curcuma et de boswellia, ce que j’ai accepté pour ne pas le vexer.

Deuxième malaise deux minutes plus tard : croyant bien faire, le brave toubib me suggère de faire prochainement une prise de sang, chose qu’il conseille à tous les gens de mon âge. Je lui réponds aimablement que je n’en vois pas la nécessité puisque je pense être en bonne santé. Quelque peu agacé, il me rétorque que plusieurs maladies héréditaires peuvent être silencieuses et que certains types de cancer se guérissent mieux s’ils sont dépistés à temps. Et en guise d’exemple, il me cite le cancer colorectal. Pas de bol, j’avais lu deux semaines auparavant que l’acteur américain James Van Der Beek était décédé de cette maladie à l’âge de 48 ans à peine. J’étais donc prêt à répliquer et à en découdre mais je n’allais quand même pas malmener ce toubib bien intentionné. J’ai laissé tomber en lui disant que j’allais réfléchir à sa proposition.

Les cancers asymptomatiques sont légion

Je n’en ferai évidemment rien. Vous connaissez ma devise (« Pas de médecin éloigne du médecin ») et mon hostilité de principe aux examens et dépistages. Ceux-ci mènent au surdiagnostic et au surtraitement de petits cancers anodins qui ne feraient jamais parler d’eux si des machines de plus en plus sophistiquées ne permettaient pas de les détecter de plus en plus précocement. Tout le monde développe chaque jour des cellules cancéreuses que des cellules immunitaires spécialisées détruisent ou neutralisent naturellement. C’est parce qu’on les repère que ces micro-tumeurs débutantes deviennent problématiques et que le mythe des succès oncologiques peut perdurer.

Dois-je vous rappeler comment cette vaste escroquerie a traversé les décennies ? C’est très simple : la médecine considère comme guéris les cancéreux qui sont toujours vivants après 5 ans. Et comme le verdict médical a gagné en rapidité « grâce » au dépistage, ce taux de survie au bout d’un lustre a mécaniquement augmenté sans que les traitements classiques aient véritablement progressé. Comme l’expose cet article publié en son temps par Néosanté, il s’agit d’une mystification car la durée de vie des malades, elle, n’a guère évolué. Les thérapies conventionnelles du cancer ne permettent pas de prolonger son séjour sur terre, hormis pour les myélomes, quelques formes de leucémies et certaines catégories de cancer du sein Et encore, on ne peut pas formellement distinguer dans le rare gain de longévité ce qui relève des soins administrés et ce qui découle des saines habitudes adoptées par les malades en rémission.

Personnellement, je soupçonne que cette grande tromperie repose également sur des statistiques frauduleuses. Dans mon équipe de mini foot, un joueur s’est fait enlever pas moins de 38 mini kystes au côlon dont aucun n’était cancéreux. Sur base d’une radio montrant une tache sombre, un autre équipier s’est fait retirer un gros kyste et 20 cm du gros intestin pour « être sûr ». Cette fois encore, il s’est avéré que les tissus prélevés n’étaient pas cancérisés. Mais peut-on vraiment faire confiance aux procédures de notification post-opératoires ? Les hôpitaux ne mélangent-ils pas subrepticement les kystes et les tumeurs bénignes avec les tumeurs malignes ? N’ont-ils pas un intérêt financier à gonfler les chiffres de leurs interventions ciblant le crabe ? Quand on voit comment les hostos ont réussi à baptiser covid tous les types de pneumopathie durant la mascarade pandémique, la méfiance devrait s’imposer quant à l’authenticité des cancers « guéris » ou évités par la magie du bistouri…

Quoi qu’il en soit, il n’est pas douteux que de nombreux foyers cancéreux sont dépistés intempestivement. Le phénomène vient encore d’être démontré par une étude parue début février dans le JAMA Network Open. Les chercheurs ont examiné près d’1,5 million de rapports d’autopsies pratiquées au Japon entre 1958 et 2023. Il en ressort que la proportion de « cancers occultes », autrement dit de cancers non diagnostiqués avant le décès mais découverts post-mortem, ne cesse d’augmenter. Depuis 1986, le taux de détection de ces cancers autopsiques est passé de 1,7 % à 7,4 % ! Par exemple, les médecins légistes nippons ont observé un cancer prostatique occulte chez 4,5 % des hommes morts entre 75 et 79 ans, soit une prévalence 7 fois supérieure à l’incidence clinique ! En outre, les disséqueurs de cadavres ont estimé que 7,3 % de tous les cancers occultes étaient métastasiques, donc généralisés ou en voie de l’être. N’est-ce pas la preuve évidente que bon nombre de cancers, même avancés, sont asymptomatiques et que leurs porteurs peuvent en être affligés sans s’en plaindre ? Il va de soi que si le dépistage et l’imagerie n’existaient pas, la part de ces tumeurs fantômes serait encore plus importante. Au lieu de traquer les plus discrets, il vaudrait bien mieux s’interroger sur l’explosion des cancers et s’attaquer à ses vraies causes qui ne sont ni le tabac ni l’alcool puisque ces deux addictions sont en déclin au Japon et ailleurs.

Pas de solution biocidaire, quelques réglages alimentaires

En tout cas, cette étude japonaise m’a conforté dans l’idée que me faire dépister n’en était pas une bonne. Si 1 homme sur 13 peut se trimbaler une pathologie cancéreuse sans le savoir, je préfère être celui-là. Comme je l’ai déjà raconté, j’ai peut-être déjà eu plusieurs cancers par le passé. Pendant quelques années, j’ai senti un nodule dans mon cou à proximité de la thyroïde. Il est parti du jour au lendemain. Pendant quelques mois, j’ai eu une grosse boule dans mon scrotum me faisant comme un troisième testicule. Elle a disparu également comme par enchantement. En ce moment, l’ongle d’un gros orteil présente des stries noires qui sont souvent, d’après ce que j’ai vu sur internet, le signe typique d’un mélanome. Je ne m’en soucie guère puisque je suis de toute façon un adepte résolu de la médecine expectante.

Comme je l’ai déjà raconté aussi, cette médecine attentiste était celle de nombreux médecins français aux 18ème et 19ème siècles. Avant de prodiguer des soins, on temporisait, on laissait du temps au temps et l’on observait l’évolution naturelle du mal. Enseignée par l’école de médecine de Lyon, cette approche fut malheureusement supplantée par l’interventionnisme hâtif prêché à la faculté de Paris. Ce sont les premiers naturopathes qui ont réhabilité l’expectation et qui ont remis à l’honneur la confiance dans le pouvoir guérisseur de la nature, lequel avait été loué par Molière dans Le Malade Imaginaire. Au troisième acte de cette pièce truculente, le sage Béralde conseille en effet à son frère Argan de ne rien faire d’autre pour se guérir que de « demeurer en repos ». « La nature, d’elle-même, quand nous la laissons faire, se tire doucement du désordre où elle est tombée » énonce le sage personnage qui ajoute : « C’est notre inquiétude, c’est notre impatience qui gâte tout ; et presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies ».

À l’époque, Molière voulait se gausser de traitements charlatanesques (saignées, purges, lavements…) et des médicaments controversés comme l’antimoine, dont il pensait qu’il avait causé la mort de son propre fils. S’il vivait aujourd’hui, c’est sûr que le dramaturge pointerait ses piques vers la cancérologie, ses fausses victoires et ses protocoles expérimentaux dictés par les labos. En moins fin et plus grinçant, l’humoriste Dieudonné incarne de nos jours la moquerie molieresque envers une médecine encline à nuire. Si vous n’avez jamais vu son sketch sur le cancer, je vous invite à le visionner sans tarder car il est franchement hilarant. C’est de l’humour… noir mais il dilate la rate et contribue ainsi à épurer le sang. Ces deux dernières années, j’ai vu trois spectacles de l’artiste persécuté par la galaxie Epstein et je me suis tellement bidonné que je pense avoir fait le plein de globules bien rouges. Inutile d’en prélever un échantillon pour analyse.

Au-delà de la caricature, on sent bien que Dieudo met le doigt sur une vérité soigneusement cachée : la médecine du cancer fait fausse route. Elle brûle, mutile et empoisonne mais elle échoue à guérir vraiment. Dans mon entourage proche ou lointain, j’ai connu des tas de gens qui lui ont fait confiance et qui ne sont plus là pour le regretter. Si j’avais un cancer, ou plutôt si je savais que j’avais un cancer, je suis sûr que je ne suivrais pas leur exemple et que je me tiendrais bien à distance des cancérologues, de leurs rayons et de leurs potions toxiques. L’ivermectine ? Je suis effaré par l’engouement envers cette molécule et par la publicité intensive qui lui est faite sur les réseaux sociaux. Pas un jour sans qu’un post sponsorisé apparaisse sur mon fil Facebook. De ce que j’ai vu passer comme études, il est pourtant peu établi que cet antiparasitaire chimique agisse efficacement contre le cancer. Il m’en faut plus pour me convaincre qu’une solution biocidaire présente un avantage.

Sauf obstruction d’un organe vital ou douleurs insupportables, je ne pense pas non plus que je me laisserais extraire une tumeur au scalpel. L’expectative étant mon credo, je tâcherais juste de mettre mon organisme dans les meilleures conditions pour traverser l’épreuve. Par le repos, la pratique du jeûne et quelques réglages alimentaires. J’observe déjà un régime à tendance paléo-cétogène mais si j’avais le cancer, je ferais certainement une croix sur les glucides dont se nourrissent les cellules cancéreuses. Ça ne guérit pas mais le Dr Laurent Schwartz et d’autres experts du cancer ont bien montré que cela permettait de freiner la prolifération cellulaire. Côté compléments, je mettrais bien sûr le paquet sur les deux vitamines – la C et la D – qui ont allègrement prouvé leurs vertus anticancer. J’en prends déjà mais j’augmenterais fortement les doses pour obtenir un effet thérapeutique. Quelques autres micronutriments, minéraux et plantes susciteraient sans doute mon intérêt

Sport, oxygène, décodage et sérénité

Outre ces quelques adaptations nutritionnelles, il est certain que je m’adonnerais encore plus intensivement à l’exercice physique. Comme je l’ai maintes fois signalé dans la rubrique Santéchos de la revue Néosanté, le sport est aujourd’hui reconnu comme traitement adjuvant du cancer et plus seulement comme instrument de prévention. L’activité physique réduit la fatigue liée à la maladie, diminue drastiquement le risque de récidive pour certains cancers (sein, côlon, prostate…) et stimule le processus autophagique par lequel le corps élimine ses déchets. Une étude récente vient encore de montrer qu’en moins de 10 minutes, l’activité soutenue enclenche la réparation de l’ADN et remodèle l’expression des gènes dans les cellules cancéreuses du côlon.

Il y a une quinzaine d’années, j’avais lancé le défi de me trouver des sportifs professionnels qui soient morts du cancer durant leur carrière. Je n’avais reçu que les noms d’un obscur haltérophile et d’un joueur de water-polo, deux disciplines gangrenées par le dopage. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle de Google m’a déniché trois joueurs de football américain(s), un footballeur anglais et un hockeyeur sur glace allemand décédés du cancer avant leur retraite sportive. Ces cinq sportifs pros sont cependant tombés malades après janvier 2021 et cela fausse mon défi. Je maintiens qu’avant la campagne d’injections expérimentales, les honnêtes praticiens quotidiens de sports intensifs ne succombaient jamais au cancer.

Si le sport à haute dose est un passeport santé extrêmement précieux, c’est aussi et surtout parce qu’il fournit une grande quantité d’oxygène aux cellules et à leurs centrales énergétiques, les mitochondries. Quand elle n’est pas chronique, l’hyperventilation procurée par l’exercice aérobie fait des merveilles. Moi cancéreux, je ferais donc probablement appel à des moyens supplémentaires de m’oxygéner comme l’ozonothérapie, une technique consistant à insuffler dans le sang un mélange d’ozone et d’oxygène. Moi cancéreux, je m’arrangerais également pour me faire prescrire des séances d’oxygénothérapie hyperbare. Actuellement, le séjour en caisson n’est utilisé que pour traiter les lésions induites par les rayons et non pour soigner le cancer lui-même. Mais comme je l’ai souligné dans mon article sur la Théorie du Bolus, il est permis de rêver que l’OHB représente l’avenir de l’oncologie. 

En dehors de ces actions destinées au corps, il va de soi que je prendrais soin de mon esprit et que je chercherais l’origine du conflit ayant conduit au cancer. Pour ce faire, je suis un cordonnier bien chaussé puisque je possède probablement la plus vaste bibliothèque privée sur la médecine psychosomatique et le décodage biologique des maladies. Avec les quelques ouvrages du Dr Hamer traduits en français, les syllabus du Dr Sabbah, les livres des Drs Athias, Scohy, Thomas-Lamotte et autres, j’ai tout ce qu’il faut pour explorer les pistes conflictuelles psychopathogènes. Mais comme un individu est souvent aveugle à ses propres conflits et qu’il me faudrait aussi travailler leur ressenti émotionnel, il est certain que je me ferais aider par un psychothérapeute professionnel formé à la médecine nouvelle.

Et que non content de débusquer le surstress déclenchant, j’enquêterais aussi sur les programmes gravés dans ma périnatalité ou hérités de mes aïeux. À ce propos, j’assisterai la semaine prochaine à Lyon au Symposium International de Psychogénéalogie. Le thème de cette année est précisément les silences et les secrets de famille qui peuvent nous affecter par transmission transgénérationnelle. Comme il y a deux ans, j’y entendrai sans doute des récits de guérisons spectaculaires survenues par la seule prise de conscience d’un trauma caché dans l’arbre généalogique. La vie est tout simplement magique.

Last but not least, je réagirais à l’annonce d’un cancer en me replongeant dans le livre du Dr Kelly A. Turner et dans celui du Dr Yann Tiberghien, dont je vous parlais dans cette infolettre de mars 2024. En s’intéressant aux survivants du cancer, ces deux auteurs leur ont découvert un étonnant point commun, à savoir l’acceptation de la mort. Les rescapés étaient en paix avec l’idée de mourir et c’est paradoxalement cette sérénité face à leur possible disparition qui les a maintenus en vie. Les cancéreux condamnés qui s’en sortent ont en commun l’amour ardent de la vie couplé à la sereine acceptation qu’elle cesse. C’est pourquoi, moi cancéreux, j’envisagerais paisiblement la possibilité de m’avouer vaincu par la maladie. Concrètement, cela pourrait se traduire par la rédaction de lettres d’adieu, l’organisation de mes funérailles ou le renoncement à tout effort curatif. « Devant l’amour et devant la mort, il ne sert à rien d’être fort » dit un proverbe espagnol. Voilà une parole qui me parle.

Et vous, que feriez-vous si vous saviez qu’un cancer s’est invité chez vous ? Que feriez-vous pour en guérir ou qu’avez-vous fait si vous êtes déjà passé(e) par là ? Ne m’envoyez-pas vos réponses en messages privés, laissez-les plutôt en commentaire public afin que tout le monde en profite.

Yves Rasir

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