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Il y a trois mois, je vous confiais souffrir d’une épicondylite, inflammation des tendons s’insérant sur la saillie osseuse externe du coude. Comme je ne suis pas encore débarrassé de ce petit souci de santé, j’ai planché sur le sens de cette « mal-a-dit » et je vous partage aujourd’hui le résultat de mes recherches et réflexions. En vous précisant deux choses importantes en préambule : la première, c’est qu’il s’agit d’un décryptage effectué en toute autonomie, sans l’aide d’un thérapeute ou conseiller en décodage biologique. Ça signifie que je me suis privé d’une aide extérieure et que je me suis peut-être engagé sur une mauvaise piste interprétative. Comme l’enseignait le Dr Claude Sabbah, concepteur de la Biologie Totale des Êtres Vivants, on peut rester aveugle à ses propres conflits et c’est pourquoi un regard externe peut s’avérer précieux. Il n’est donc pas exclu que je me fourvoie dans une direction qui n’est pas la bonne.

Je vous précise également que ma proposition de décodage concerne UNE épicondylite, la mienne, et pas la tendinite du coude en général. Chaque pathologie exprime bien sûr un problème existentiel commun à tous ceux qui la développent. C’est ce que les praticiens en Biologie Totale appellent « l’invariant ». Le corps ne ment pas et chacun de ses dysfonctionnements possède une finalité biologique qu’on va retrouver chez tous les individus atteints du même trouble. Mais chaque être humain est unique et aucun parcours personnel ne ressemble à un autre. Les histoires de vie étant toutes différentes, il n’existe pas d’interprétation « standard » valable pour tout le monde. J’espère néanmoins que mon autodécodage pourra éclairer des lecteurs ou lectrices confrontés au même type de problématique cubitale.

Un conflit causal nécessairement résolu

Avant toute chose, il est capital de noter que l’épicondylite est une maladie en « ite », autrement dit une affection caractérisée par l’inflammation de l’organe ou du tissu touché. Du grec -itis, le suffixe -ite indique immanquablement une réaction inflammatoire de l’organisme, celle-ci étant généralement accompagnée de douleur, de coloration, de gonflement et de sensation de brûlure. C’est le fameux quatuor de symptômes TUMOR (œdème) – DOLOR (douleur) – CALOR (chaleur) – RUBOR (rougeur) déjà discernés par les anciens médecins romains. Ces derniers y voyaient les signes d’une évolution favorable et la médecine moderne leur donne aujourd’hui raison puisqu’elle admet que le mécanisme physiologique inflammatoire n’est pas dépourvu d’utilité et que les médicaments le réprimant ne résolvent nullement ses causes. En atténuant les symptômes, les anti-inflammatoires peuvent faire merveille mais ils n’offrent pas de réelle solution thérapeutique. La tendance est à minimiser leur usage et même, dans le cas de l’épicondylite chronique, à relancer l’inflammation via des ondes de choc.

Ce que la médecine conventionnelle ignore malheureusement, c’est que le Dr Hamer a fait des découvertes extraordinaires et révolutionnaires. Non seulement le génial médecin allemand a découvert que la grande majorité des maladies découle de chocs psycho-émotionnels ingérables par le cerveau conscient, mais il a trouvé qu’elles évoluaient toujours de manière biphasique : une phase durant laquelle le conflit est actif, non résolu, et une phase succédant à son dépassement, à sa résolution. C’est durant cette deuxième phase – dite phase de guérison, ou plus exactement de réparation – que surviennent généralement les symptômes (douleurs, tumeurs, inflammation, infection, etc.) confondus à tort avec des événements pathologiques. Il est vrai que ces manifestations corporelles ne sont pas sans danger et qu’elles représentent parfois un cap périlleux potentiellement mortel. Pensons par exemple à l’appendicite ou à la méningite. Mais fondamentalement, elles sont le signal que l’organisme est en train de restaurer ce qui a été nécrosé ou tuméfié pendant que l’émotion pathogène agissait négativement.

Ça veut dire paradoxalement que c’est au moment où elles sont déjà guéries que la plupart des maladies se manifestent. Le conflit actif est le plus souvent silencieux, invisible, insensible, tandis que le conflit solutionné génère une cascade symptomatique. Celle-ci est légèrement désagréable dans le meilleur des cas, franchement insupportable et possiblement fatale dans le pire cas de figure. Bien qu’appartenant à cette catégorie de symptômes déplaisants, l’inflammation est TOUJOURS intrinsèquement une bonne nouvelle. Elle est le présage que nous avons trouvé la solution et que nous nous réparons. Que suis-je donc en train de réparer depuis trois mois ? Les conflits relatifs au coude peuvent être relativement différents selon la localisation exacte de la blessure. Mais les expressions langagières nous informent déjà que cette articulation sert à s’affirmer en société et à se frayer un passage (« jouer des coudes »), à bénéficier d’aide et de solidarité (« se serrer les coudes ») ou à travailler énergiquement (avec de « l’huile de coude »). Dans le tome II de son ouvrage LE SENS DES MAUX, Bernard Tihon résume métaphoriquement cette pièce osseuse comme le siège du « déploiement des ailes ». Quand et pourquoi n’ai-je pas pu déployer les miennes ? Et que s’est-il passé il y a trois mois pour que ce ressenti d’incapacité s’évanouisse ? De quoi ai-je guéri lorsqu’en plein match de tennis, mon épicondyle s’est brutalement enflammé au point de m’empêcher de continuer ?

Une masse conflictuelle considérable

Pour le savoir, je n’ai pas dû chercher longtemps. En ouvrant le livre de mon ami Bernard, qui est aussi mon partenaire de tennis hebdomadaire, il m’a suffi de lire la phrase soulignée : « Les pathologies du coude trouvent le plus souvent leur origine dans un conflit où la personne n’a plus sa liberté de mouvement et principalement dans le domaine du travail, vu que les bras et les mains sont les ustensiles privilégiés pour l’exécution du travail. » En outre, c’est mon coude droit qui a somatisé. Chez les droitiers, le côté gauche représente symboliquement la sphère familiale (c’est le bras qui tient le bouclier pour protéger) et le côté droit est plutôt associé au domaine professionnel (c’est le bras qui tient l’épée pour agir et trancher). De toute évidence, je traversais le 1er mars dernier, jour de mon « accident », une période de ma vie propice à la guérison d’un grand stress lié à mon métier. Lequel ? Là aussi, la lumière n’a pas tardé à s’allumer. C’est en effet et très exactement le 1er mars 2026, premier jour du mois suivant mon 66e anniversaire, que j’ai été admis officiellement à la retraite aux yeux de la Sécurité sociale belge. C’est à partir de ce jour-là très précisément que j’ai commencé à être payé à ne rien faire, à recevoir tous les mois de l’État une somme d’argent constituant un « revenu de remplacement ». J’étais devenu un assisté, un gars pas obligé de travailler pour vivre !

Ce n’est sans doute pas un hasard si cette date a coïncidé avec le passage en guérison de mon épicondyle, le point le plus extérieur du coude et donc le site du « déploiement des ailes ». Durant mes 43 ans de carrière, j’ai presque toujours été journaliste indépendant. Ce statut a l’avantage d’offrir la liberté mais il a l’inconvénient de faire… dépendre de ses clients. Lorsque la publicité a déserté la presse écrite et que les journaux et magazines ont commencé à réduire leur pagination, j’ai dû me battre pour conserver mes piges et continuer à gagner ma croûte. Et quand j’ai lancé mon premier magazine, Bioinfo, j’ai risqué tellement gros que j’aurais pu me ruiner et ruiner ma famille si le succès n’avait pas été au rendez-vous. Avec Néosanté, c’est la précarité qui m’attendait. Si le seuil de rentabilité a été rapidement franchi, les finances se sont dégradées au fil des ans et la faillite a été frôlée plus d’une fois. C’est hyper stressant de tenir la barre d’un frêle rafiot qui traverse des tempêtes et prend l’eau de toute part. C’est même angoissant de ne jamais savoir si l’on pourra payer les créanciers et rémunérer les collaborateurs le mois suivant. Il est clair que la cession de la revue à un autre éditeur et la signature d’un contrat prévoyant la poursuite de mon infolettre ont représenté un énorme soulagement pour mon cerveau archaïque. Avec l’arrivée d’un pécule mensuel modeste mais inconditionnel, je me suis senti définitivement à l’abri des ennuis pécuniaires et libéré du stress accumulé pendant de longues années. Pour certains, la retraite rime avec appauvrissement et dévalorisation. En ce qui me concerne, elle est plutôt synonyme de sécurité. Plus besoin de jouer des coudes et de les huiler en permanence pour rester en vie.

Mon entrée dans le cercle des pensionnés bénéficiaires d’une pension, comme on dit en Belgique, aurait donc été le déclic de ma guérison et du passage obligé par l’étape « inflammation ». La coïncidence des dates conforte cette hypothèse. Si elle est juste, ça signifie hélas que je ne suis pas sorti de l’auberge ! Selon la médecine nouvelle du Dr Hamer, la durée de la deuxième phase des maladies dépend en effet de la « masse » du conflit causal. Cette masse conflictuelle est d’autant plus volumineuse que le stress a été long et/ou intense. Or dans mon cas, il y a conjugaison de longueur et d’intensité. La fin de mon pépin de santé n’est donc pas pour tout de suite, à moins de trouver le moyen d’écourter son volet inflammatoire/réparatoire. Comme je l’ai raconté ici, la thérapie par les sangsues m’a naguère permis de soigner très efficacement une autre maladie en « ite », la phlébite. Recontactée, l’hirudothérapeute m’a certifié qu’elle avait 90 % de réussite avec l’épicondylite et je suis donc allé me faire mordre le coude par quatre de ses protégées hématophages. Reparti avec quatre autres suceuses de sang dans un bocal, j’ai même fait une deuxième séance à domicile. Malheureusement sans succès.

Malgré ces morsures secourables, malgré 15 séances de kiné et une autre de microkiné, malgré la pose de ventouses et la projection ciblée d’ultrasons, malgré l’application d’huiles essentielles et les cataplasmes d’argile, mon épicondyle demeure tellement douloureux que je peux à peine soulever une bouteille d’eau ou ouvrir un bocal de cornichons. Je vais continuer à explorer d’autres voies médicales alternatives mais je commence à me demander si toutes les techniques que l’on me vante ne sont pas des miroirs aux alouettes, leurs performances apparentes étant simplement concomitantes à l’extinction spontanée de l’inflammation. Après enquête rapide, j’ai même découvert que l’utilité de la kinésithérapie n’était pas solidement démontrée, les preuves scientifiques manquant de robustesse. Plusieurs essais randomisés ont comparé la kinésithérapie à une simple surveillance. Résultat : la rééducation améliore la douleur et la fonction à court et moyen terme, mais à un an, les différences s’estompent, ce qui suggère qu’une part non négligeable de l’amélioration est due au dénouement naturel de la maladie. L’épicondylite guérit souvent spontanément en 6 à 18 mois. Depuis que j’en parle autour de moi, on me dit que ça peut traîner encore plus longtemps, plusieurs années parfois. Pas plus tard que la semaine dernière, un jeune copain médecin me racontait avoir souffert 3 ans avant d’en être quitte. Cette grande hétérogénéité dans la durée de rétablissement confirme la relation avec la masse conflictuelle, la mienne étant probablement considérable.

Pourquoi le tennis est-il si curatif ?

Bref, j’en suis réduit pour l’instant à prendre mon mal en patience. C’est la meilleure médecine qui soit. Le décodage permet de conscientiser les conflits actifs et de débloquer les conflits en balance, c’est-à-dire ceux qui se réactivent chroniquement, mais je ne pense pas qu’une inflammation aiguë puisse être combattue de la sorte. À ma connaissance, la deuxième phase ne peut être abrégée qu’en « bypassant » la psyché via une approche corporelle. Je ne crois pas trop aux récits de décryptages suivis d’un apaisement immédiat du symptôme inflammatoire. De tels « miracles » me paraissent plutôt imputables aux coïncidences temporelles ou à l’effet placebo. Ce qui me semble très évident, c’est que ma partie de tennis en double du 1er mars, joyeuse et amicale sous un beau soleil printanier, a servi de starter au processus de guérison. Comme je l’ai souligné dans mon article sur « les sports de longévité », cette discipline sportive est tellement bénéfique que ses pratiquants réguliers vivent en moyenne 9 ans plus vieux que les autres. Ce bénéfice spectaculaire ne peut, à mon sens, s’expliquer que par un faisceau d’effets thérapeutiques complémentaires et synergiques.

Dans mon papier, j’en évoquais quelques-uns : les interactions sociales, l’impact sur le fonctionnement neuronal et le microbiote intestinal, les bienfaits hormonaux et, surtout, la haute intensité des efforts imposés à l’ensemble du corps. Enchaîner les sprints et les mouvements en extension entrecoupés de plages de récupération ne peut que profiter à la globalité de l’organisme. Aujourd’hui, on sait bien que ce type d’entraînement intensif « fractionné » est plus avantageux que celui misant sur l’endurance et les courses prolongées. Dans mon papier, j’aurais pu ajouter que le tennis est propice au nettoyage des émonctoires, à la variabilité du rythme cardiaque et à celle des cycles respiratoires. J’ai surtout oublié un atout majeur de la pratique tennistique, celui de faire trembler le corps entier. Faut-il vous rappeler que les animaux échappant à un grand danger, comme cet impala sortant des griffes d’un léopard, sont pris transitoirement de tremblements avant de retrouver la pleine santé ? Faut-il vous rappeler que le Dr Hamer a observé que les humains en train de guérir passent également par une phase de tremblements, qu’il a nommée « la crise épileptoïde », pour sa ressemblance plus ou moins prononcée avec l’épilepsie ? Faut-il vous rappeler ce que la revue Néosanté vous a maintes fois exposé, à savoir que de nombreuses thérapies modernes ou ancestrales ont pour principe de reproduire ces crises de tremblements pour impulser le relâchement des stress ? Pour moi, il va de soi que certains sports, et le tennis en particulier, ont aussi pour vertu cardinale de faire trembler le corps entier. Je suis convaincu que les effets bienfaisants de ce loisir sont dus en bonne partie aux secousses et vibrations qu’il génère à travers les chaînes osseuses et musculaires.

Lorsque l’on joue au tennis, c’est évidemment le bras dominant qui est le plus sollicité. Et sur ce bras, c’est naturellement l’épicondyle qui est le plus amené à vibrer, en coup droit comme en revers, sans oublier le service. L’épicondylite est tellement fréquente chez les joueurs de cette discipline qu’elle a même été surnommée « tennis elbow ». Il n’y a cependant pas que les tennismen et women qui sont sujets à ce « coude tennis ». Tous les travailleurs qui effectuent des gestes répétitifs mobilisant cette articulation sont enclins à y développer des tendinites. L’inflammation du tendon est alors attribuée aux effets délétères de la répétition gestuelle. Et si c’était le contraire ? Et si la multiplication des vibrations infligées au coude était plutôt salutaire ? Cela collerait mieux avec les lois biologiques énoncées par le Dr Hamer. Mon intuition est étayée par un deuxième « hasard » ayant précédé de peu ma mésaventure tendineuse. En janvier, j’ai acheté à vil prix une belle raquette d’occasion sur une brocante. Histoire d’en avoir une deuxième sous la main si un ami de passage désirait jouer en profitant des superbes terrains de mon village qui surplombent un magnifique paysage ardennais. J’ai fait changer le grip et le cordage afin que l’objet retrouve son lustre d’antan et je l’ai testé plusieurs fois. C’est alors que j’ai commencé à ressentir une petite gêne annonciatrice des futures microdéchirures. Il paraît que l’épicondylite survient souvent après un pareil changement de matériel. Après inspection de ma nouvelle raquette, un membre chevronné de mon club chevronnais a conclu qu’elle était plus lourde et plus rigide, donc plus susceptible de faire trembler le coude. Moralité : l’inconscient est vraiment doué pour nous téléguider vers la guérison des blessures de l’âme imprimées dans le corps. Vivement que l’inflammation régresse et que je puisse recommencer à pratiquer ce sport puissamment curatif.

Yves Rasir

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