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Comme il fallait s’y attendre, l’hystérie à l’hantavirus s’est déjà estompée. Ce n’est pas avec quelques trépas de personnes âgées ayant pris froid à Ushuaïa en présence de rats que les fabricants de pandémies virales pouvaient espérer relancer un mouvement de panique mondiale. Il fallait autre chose que cette baudruche percée pour raviver la paranoïa et donner à l’OMS l’occasion de se refaire une santé financière. Depuis le retrait des États-Unis, dont la participation représentait 20 % de son budget, l’organisation onusienne dépend en effet des contributions volontaires venant s’ajouter aux contributions fixes des États membres et à la donation annuelle de la Fondation Gates. Pour assurer sa survie et son train de vie, l’agence sise à Genève doit absolument trouver chaque année des raisons de faire appel à la générosité additionnelle des donateurs habituels.

Pour cela, l’OMS peut compter sur ce bon vieux virus Ebola. Depuis sa découverte en 1976 à proximité de la rivière congolaise qui lui a donné son nom, cette particule virale fait en effet figure d’épouvantail parfait. Appartenant à la famille des Filoviridae (filovirus), l’ebolavirus a d’abord un profil très photogénique au microscope électronique. Son apparence filamenteuse caractéristique lui donne un petit air de ver de terre et cette image fait immanquablement penser à une infestation parasitaire. Pour effrayer encore plus, le micro lombric est accusé de provoquer une affreuse maladie commençant comme une grippe (fièvre, céphalées, douleurs articulaires) mais se terminant dans un déchaînement de symptômes terrifiants (vomissements, diarrhées sanguinolentes, défaillances systémiques, hémorragies internes et externes). Enfin, ce redoutable ennemi invisible traîne aussi une réputation de férocité puisque son taux de létalité est estimé entre 20 et 90 %.

La propagation n’a jamais lieu

Avec sa mine patibulaire, son pedigree criminel et son pourcentage d’issues mortelles, on comprend qu’Ebola soit périodiquement convoqué pour agiter le spectre d’une nouvelle crise sanitaire d’ampleur planétaire. En déclarant l’« urgence de santé internationale » dimanche dernier, l’OMS a renoué avec une longue tradition d’ebolarnaques. Car cela fait maintenant 50 ans que les virologues prophétisent le pire et que leurs prédictions sont contredites par la réalité ! Certes, tout le monde se souvient de la « grande épidémie » qui a sévi entre 2014 et 2016 en Afrique de l’Ouest. Dans les trois pays touchés (Sierra Leone, Libéria, Guinée), le fléau aurait causé la mort de 11 300 personnes. Ce chiffre est cependant à relativiser puisqu’il concernait une population d’environ 15 millions d’âmes et il est à prendre avec des pincettes dans la mesure où des tas d’autres maladies endémiques en Afrique peuvent facilement être confondues avec la fièvre ébolienne débutante. À l’époque déjà, la « technique covid » consistant à notifier toutes les pathologies anciennes du nom de la nouvelle était probablement un réflexe répandu. Parmi les 28 000 cas officiellement recensés, il y avait sans doute pas mal de malarias, tuberculoses, bilharzioses, fièvres jaunes, immunodéficiences acquises, varioles du singe et autres viroses diverses et variées.

Quand bien même le filovirus aurait été le principal fauteur de troubles, on ne peut pas lui reprocher d’être indiscipliné puisque l’épidémie est restée bloquée aux frontières des trois pays précités. Il y a bien eu à la même période quelques tests sérologiques ou PCR revenus positifs de laboratoires au Mali, au Sénégal et au Nigeria, mais l’embrasement annoncé de l’Afrique occidentale n’a jamais eu lieu alors que le trio d’États touchés n’a pas imposé de confinement strict généralisé. Après deux ans de « circulation », l’agent infectieux ne s’est pas propagé aux pays voisins et il a mystérieusement battu en retraite malgré l’absence de traitement et de vaccin. Idem en 2018, lors de la saison deux de cette saga Ebola. Ayant émergé dans l’Est du Congo et ayant atteint la ville de Goma, l’assaillant viral était supposé y faire des ravages et gagner Kinshasa via les nombreux habitants fuyant le Kivu. On a vu ce qu’on a vu et ni Goma ni la capitale de la RDC n’ont été dévastées par l’envahisseur filiforme. Se cantonant à la frontière orientale, le virus ne s’est pas non plus répandu en Ouganda, au Burundi et au Rwanda tout proches. Bougrement sympa, ce tueur impitoyable et censément assez contagieux qui prend soin de ne pas voyager trop loin et de ne pas incommoder les pays limitrophes…

Incohérences pasteuriennes

Ce n’est là qu’une faille dans la théorie virale et il y en a bien d’autres. Par exemple, le fait que la particule n’exhibe jamais le même matricule. À chaque fois qu’elle est repérée et que son génome est séquencé, ce dernier n’est jamais identique. On nous dit qu’elle a muté et qu’il s’agit de variants du même virus. Mais qu’en sait-on ? Comme l’expose Michel Drezen dans son ouvrage En-quête de santé, les nano-organismes appelés virus ont été découverts à une époque où l’on ignorait totalement l’existence des exosomes, vésicules de taille également nanométrique et produites naturellement par nos cellules pour communiquer et véhiculer du matériel génétique, ARN ou ADN. Lorsqu’ils séquencent un « nouveau » virus, les scientifiques le rattachent à des bouts de génome archivés sur ordinateur comme émanant de souches virales mais pouvant très bien provenir d’exosomes, entités inconnues avant 2007. Si ça se trouve, les prétendues variations de virus reflètent simplement la diversité des acides nucléiques d’origine exosomique. À l’IHU de Marseille, Didier Raoult et son équipe ont effectué des milliers de séquençages et « identifié » des milliers de mutants du SARS-CoV-2 lui-même apparenté informatiquement à la souche SARS-CoV-1 de 2003. Est-ce bien sérieux ?

Outre cette faille méthodologique abyssale, la théorie virologique comporte une anomalie colossale, à savoir le phénomène des porteurs asymptomatiques. Un individu peut très bien héberger un agent infectieux réputé très virulent et se porter comme un charme. C’est le cas pour des virus bénins comme celui du rhume ou de la grippe, mais c’est aussi le cas pour ceux de la smala Ebola. En 2014-2016, des analyses sérologiques menées en Sierra Leone dans des villages décimés par l’épidémie ont évalué qu’entre 25 % et 50 % de leurs habitants avaient développé des anticorps sans pour autant développer de symptômes. D’autres travaux, notamment lors des épidémies au Gabon et au Congo, ont confirmé par PCR que des individus exposés au virus présentaient des charges virales détectables tout en restant cliniquement asymptomatiques. Pour expliquer ce prodige, les virologues avancent que les porteurs sains sont moins chargés en virus ou que leur système immunitaire contrôle mieux leur réplication, mais ce ne sont-là que des hypothèses hautement spéculatives. La vérité, c’est qu’un dépistage sanguin ou moléculaire ne veut strictement rien dire, comme l’a révélé la grande mascarade covidienne. On peut y réagir positivement et rester en parfaite santé comme on peut être négatif et devenir gravement malade. Jamais l’absence de causalité entre les virus et les pathologies qu’on leur impute n’a été aussi flagrante.

L’incohérence de la doxa pasteurienne est d’autant plus criante que les germes prétendument coupables trient toujours leurs victimes avant de les agresser. L’Ebolavirus est particulièrement discriminant puisqu’il n’assaille apparemment que les noirs ! Lors des flambées passées, il y a bien eu quelques missionnaires et travailleurs humanitaires américains ou européens qui ont manifesté des signes d’infection et qui ont été rapatriés d’urgence. Mais une fois rentrés et hospitalisés au pays, ces employés d’ONG retrouvaient la santé et ne la perdaient plus. À ma connaissance, confirmée par l’IA, aucun blanc n’a jamais succombé à la fièvre hémorragique. Et la seule victime décédée en Occident en 2014 était un citoyen libérien arrivé malade aux États-Unis et « soigné » avec un médicament antiviral expérimental. Le virus assassin serait donc raciste ? Ou allergique à la mélanine ? Trêve de plaisanterie, la virologie en est une et les virus ont toujours été innocents des méfaits dont on les accuse. La vraie cause du syndrome appelé Ebola se situe très clairement ailleurs.

La maladie de l’atrocité

La question est de savoir où. Pour débusquer la cause réelle des épidémies, les épidémiologistes devraient toujours se fier à une méthode quasi infaillible, celle consistant à identifier LE point commun à TOUTES les victimes, sans exception. C’est comme ça, par exemple, que l’étiologie du choléra a été comprise, lorsqu’un médecin londonien a constaté que tous les malades buvaient une eau impure contaminée par un bacille charrié par les matières fécales. Dans un organisme affaibli par la malnutrition, la misère, la guerre ou une catastrophe naturelle, certaines toxines bactériennes sont incontestablement vectrices de maux. C’est aussi comme ça que des chercheurs japonais ont élucidé l’épidémie de SMON dans les années 1960 : tous les patients atteints de cette effroyable maladie neurologique avaient consommé un médicament contre la diarrhée. Pendant dix ans, on avait pourtant accusé à tort plusieurs virus et microbes.

S’agissant d’Ebola, il est tentant de penser que l’extrême pauvreté, les carences nutritionnelles et le manque d’hygiène composent un tiercé explicatif. Mais si ça suffisait, une bonne partie du continent africain serait constamment le théâtre d’épidémies très meurtrières. Il y a forcément autre chose puisque les foyers ne s’allument pas partout et que les flambées sont sporadiques. Avec le regretté Dr Olivier Soulier, qui collaborait à la revue Néosanté, nous avons réfléchi et discuté plusieurs fois de la problématique Ebola. Et nous étions arrivés à la conclusion que sa véritable causalité était de nature psycho-émotionnelle. Olivier a d’ailleurs partagé ses réflexions dans un article accessible ici. Le point commun des pays frappés par le fléau (Sierra Leone, Libéria, Soudan du Sud, Nigéria, République démocratique du Congo…) est l’extrême violence des conflits armés qui s’y sont déroulés en amont des vagues épidémiques. Il ne s’agissait pas de banales guerres civiles ou de heurts inter-ethniques mais d’affrontements impitoyables émaillés de massacres épouvantables et d’atrocités innommables. Une barbarie sans bornes à côté de laquelle les guerres en cours passent pour d’aimables escarmouches. Voici par exemple ce qu’a été l’atroce guerre civile qui a duré une décennie en Sierra Leone, et voici un aperçu des horreurs qu’a traversées le Libéria. Les populations qui subissent de tels assauts de sauvagerie ne peuvent pas en sortir indemnes et c’est en quelque sorte dans les fièvres hémorragiques que s’évacuent les traumatismes collectifs.

Pour appuyer cette hypothèse, penchons-nous sur le Congo-Kinshasa, épicentre de l’actuelle épidémie mettant en scène le variant Bundibugyo. Dans cet immense pays extrêmement riche en ressources naturelles mais tellement corrompu qu’il reste très pauvre, les hostilités entre ethnies et bandes armées ou entre mouvements révolutionnaires et armée régulière n’ont jamais cessé depuis l’indépendance en 1960. C’est surtout dans les provinces du Kivu, lieux permanents d’affrontements entre rebelles et militaires loyaux, qu’ont été rapportés des massacres horribles commis parfois par des enfants-soldats drogués et fanatisés. Les viols de masse et les exécutions sommaires y sont également monnaie courante. Comme par hasard, c’est aussi au Kivu qu’est survenue en 2018 l’épidémie la plus meurtrière recensée en RDC, avec 3 470 cas et 2 280 décès. Et parmi les 16 autres épidémies mineures comptabilisées depuis 1976, deux autres ont éclaté au Kivu. Cette fois, c’est la province de l’Ituri, dans le nord-est, qui est touchée. Mais comme l’atteste cet article récent, cette province n’est pas épargnée par des « violences communautaires récurrentes » et plusieurs milices sanguinaires y rivalisent de cruauté envers les populations civiles.

S’il vivait encore, je suis sûr qu’Olivier Soulier aurait relevé ces informations édifiantes et qu’elles l’auraient conforté dans son décodage psychobiologique de la maladie Ebola. Il s’agit manifestement d’un syndrome lié à un vécu profondément traumatisant, jalonné d’actes barbares et de crimes d’une inhumanité rare. Dans ce contexte et selon la métaphore chère au Dr Hamer, les virus ne sont pas des pyromanes mais des pompiers produits par le corps sur injonction du cerveau pour réparer les tissus ectodermiques lésés lors de conflits de type relationnel. À l’instar des exosomes, et si tant est qu’on puisse faire la distinction, ce sont probablement aussi des agents de nettoyage d’autant plus actifs que le stress pathogène a été long et intense. Selon cette optique, l’Afrique a beaucoup moins besoin de médecins et d’infirmières que de psychologues et d’experts en résolution des conflits. Elle a beaucoup moins besoin de médicaments et de vaccins que du silence des fusils et du repos des machettes. Le jour où la paix prévaudra, je suis convaincu que les épidémies estampillées Ebola disparaîtront spontanément. En attendant ce jour béni, opposons-nous fermement au narratif virophobique porté par l’OMS et ses sponsors pharmaceutiques manœuvrant sous couverture philanthropique. Si vous ne le savez pas déjà, vous ne serez pas surpris d’apprendre que le laboratoire Moderna a entamé le développement d’un vaccin à ARNm contre le Bundibugyo il y a à peine 4 mois. Le flair de cette firme paravent de l’armée américaine est décidément impressionnant.

Yves Rasir

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