Skip to main content

Il y a 6 ans, nous étions en plein premier confinement. C’est lors de cette « première vague » d’infections respiratoires imputées au coronavirus Sars-Cov-2 que s’est produit un pic de mortalité relativement anormal, excès de décès qui s’est répété lors de la « deuxième vague » à l’automne 2020. Cette année-là, la France a enregistré une surmortalité de 9 % par rapport à 2019, soit environ 56 000 décès excédentaires. En Belgique, la hausse de mortalité a été de 16 %, ce qui représente environ 18 000 vies perdues par rapport à ce qui était attendu. À l’échelle mondiale, il y a eu 4,4 millions de disparitions dépassant les prévisions, ce qui équivaut à un dépassement de 6,5 %.

On ne peut pas parler d’année dramatiquement funèbre. Si pandémie il y avait, elle n’était pas aussi meurtrière que ce qu’on nous disait. En 2015, par exemple, la France et la Belgique avait déjà connu une forte augmentation de la mortalité (+ 6 %) par rapport à 2014. Cette hausse fut principalement attribuée à une grippe saisonnière plus virulente qu’à l’accoutumée. Cette année-là, les hôpitaux et leurs services de soins intensifs furent surchargés durant l’hiver, certains établissements ne pouvant même pas absorber l’afflux de patients. Les années 1958 (grippe asiatique) et 1969 (grippe de Hong-Kong) furent déjà marquées par une forte mortalité excédentaire et une saturation hospitalière alors que le nombre de lits n’avait pas encore été réduit par mesure d’économie.

Comme je l’ai maintes fois souligné, il n’y a donc aucune raison de penser qu’un nouveau virus plus agressif que d’ordinaire se soit répandu sur terre au point d’y provoquer une grave crise sanitaire. Le taux de létalité de la maladie baptisée Covid fut d’ailleurs très rapidement ramené à celui de la grippe classique par le Pr John Ioannidis, considéré par ses pairs comme le meilleur épidémiologiste du monde. A fortiori, il est absurde d’imaginer qu’un nouvel agent infectieux doté de « gains de fonction » se soit échappé de laboratoire P4 de Wuhan avant d’envahir le globe. Dans son dernier livre, le Pr Didier Raoult, dont on oublie souvent qu’il est un expert mondialement reconnu du bioterrorisme, fait d’ailleurs un sort à cette fable qu’il qualifie de pur fantasme. Pour lui, l’augmentation de virulence par manipulation du virus relève toujours de la science-fiction hollywoodienne. Comme je l’ai également écrit plusieurs fois, ce scénario du « virus chinois » est un récit sinophobe élaboré par l’administration Trump et les services de renseignements américains dès janvier 2020. La Maison Blanche vient encore de publier une série de documents pour accréditer ce narratif et je suis étonné que la plupart des médias alternatifs le prennent toujours au sérieux.

Aujourd’hui, un autre récit devait s’imposer aux êtres éveillés : la pandémie annoncée et préméditée n’a jamais eu lieu puisque la mortalité toutes causes n’a guère dérogé à la normale en 2020 et qu’elle a même stagné dans une majorité de pays européens. Qui peut encore croire qu’un virus tueur et contagieux sévisse en France et en Belgique tout en épargnant l’Allemagne ou le Danemark ? Qui peut encore gober la fable d’un fléau respectant les frontières et frappant si différemment d’un pays à l’autre ? Qui peut encore avaler la thèse du pathogène naturel ou artificiel modulant son comportement selon les mesures adoptées par les gouvernements ?

Cette croyance est d’autant plus saugrenue que le soi-disant assaillant viral s’est joué des confinements et autres mesures d’endiguement : plus les populations ont été masquées et séquestrées, plus elles ont subi de pertes humaines. Le contre-exemple de la Norvège, où rien ne s’est passé malgré l’absence de politique liberticide, est tout à fait éloquent. De toute évidence, ce sont les réponses à la crise qui ont créé la crise et c’est dans celles-ci qu’il faut chercher les causes de celle-là. Cette semaine, je dresse le bilan. Je vous propose un inventaire de toutes les explications possibles à la surmortalité éphémère enregistrée aux premiers temps de la grande mascarade covidienne.

Il s’agit d’un article extrêmement synthétique et volontairement laconique. C’est un peu un récapitulatif de mon travail depuis 6 ans et je vous invite à relire les dizaines d’infolettres que j’ai rédigées sur ce sujet pour de plus amples développements. Pour approfondir ce memento, je vous suggère aussi de vous rapporter à mes trois sources principales d’information : les vidéos et le premier livre de Pierre Chaillot, l’ouvrage démystifiant d’Eusèbe Rioché et les publications édifiantes de Denis Rancourt. Prêts pour le retour au réel ? Dans la coque-vide 19, j’ai inventorié pas moins de 19 éléments explicatifs pouvant éclairer les pics de surmortalité autrement que par l’action d’un hypothétique agent infectieux.

  • La syndémogenèse

Une pandémie, non, une syndémie ! Si vous ne connaissez pas encore ce vocable, je vous renvoie à cet article explicatif résumant la thèse de doctorat de son auteur. Une syndémie, c’est la conjonction de maladies existantes et de facteurs (biologiques, sociaux, environnementaux…) qui viennent renforcer l’incidence et la gravité des dites maladies. Par exemple, il est bien établi que la toxicomanie fait le lit du sida ou que l’obésité prédispose au cancer. Dans son éditorial du 26 septembre 2020, Richard Horton, rédacteur en chef de la revue médicale The Lancet, invitait à ne plus considérer l’épidémie de Covid-19 comme une pandémie mais comme une syndémie puisque ce fléau annoncé comme infectieux frappait quasi exclusivement les personnes très âgées et atteintes de comorbidités telles que surpoids, diabète et hypertension. En Belgique, le concept a été très tôt adopté par des universitaires issus de plusieurs disciplines et réunis au sein du groupe Covirationnel, sous la houlette du virologue Bernard Rentier. Selon ce collectif, il est peu douteux que la syndémogenèse, c’est-à-dire les interactions entre la pathologie virale et le contexte social, a été bien plus délétère que le virus lui-même. Bien sûr, ces scientifiques critiques prêchant une approche holistique ont eu très peu accès aux médias et leur voix n’a guère été entendue. En sera-t-il de même de l’ouvrage qui vient de sortir et qui synthétise leur louable travail d’analyse de la crise ? Si oui, ça voudra dire que le déni a encore de beaux jours devant lui.

  • Le vieillissement

Esquissée par les épidémiologistes Laurent Toubiana et Jean-François Toussaint, cette explication a fait l’objet des démonstrations détaillées du statisticien Pierre Chaillot : on meurt de plus en plus et c’est parfaitement normal ! Après la seconde guerre mondiale, il y a eu une augmentation importante de la natalité dans de nombreux pays industrialisés. Libérées du joug nazi, les populations occidentales ont joyeusement fêté la fin du conflit et la prospérité économique retrouvée en faisant beaucoup d’enfants, ce qu’on a appelé le « baby boom » observé jusqu’à la fin des années 60. Depuis le début de la présente décennie, ces boomers arrivent massivement à l’âge de la retraite et c’est aussi vers 65 ans que l’espérance de vie en bonne santé commence à diminuer. Il est donc parfaitement logique que la mortalité augmente fortement en chiffres absolus. Pour la relativiser, les experts en statistiques doivent neutraliser l’impact du vieillissement en « standardisant les données », ce que les propagandistes covidistes « oubliaient » soigneusement de faire. En réparant cet oubli, Chaillot a montré que la surmortalité devenait dérisoire et à peine perceptible. Comparable à 2015, l’année 2020 a même été la septième année la moins mortelle de toute l’histoire de France ! Le pic nominal de décès était cependant très prévisible : c’était l’année idéale pour inventer une pandémie mondiale et en tirer profit.

  • L’effet moisson

À l’effet du vieillissement, est venu s’ajouter l’effet moisson. En épidémiologie, l’effet moisson désigne un excédent de mortalité dû à un événement extraordinaire tel que canicule, vague de froid, pic de pollution ou épidémie. Si cet effet est important, cela signifie que l’essentiel de la mortalité a concerné des personnes fragiles qui seraient mortes l’année suivante ou quelques mois plus tard. Et on peut mesurer le phénomène en examinant sa compensation, c’est-dire la sous-mortalité qui lui succède immédiatement. Par exemple, la sous-mortalité était de l’ordre de 14 000 morts en France en 2004, chiffre proche des 15 000 morts de la canicule de 2003. Y a-t-il eu un effet moisson en 2020 ? Indéniablement : cela faisait quatre ans que la grippe saisonnière brillait par sa clémence et que la Camarde ne pouvait donc faucher son contingent de vieillards fragilisés. Tout porte à croire qu’elle s’est rattrapée en fauchant large durant les vagues covidiennes du printemps et de l’automne. Certes, il n’y pas eu de creux compensatoire en 2021. Au contraire, il s’est produit un nouveau pic de décès. Mais comme l’a montré Chaillot dans son deuxième livre, cette surmortalité est incontestablement liée à l’arrivée du pseudo vaccin censé la faire régresser. Sans lui, on aurait bien vu que les petits vieux à la santé précaire avaient été « moissonnés » l’année précédente. Bien sûr, je ne crois pas du tout que cette fauchaison funeste fût le fait d’une particule virale. C’est au contraire la guerre qui lui été faite qui peut expliquer en totalité l’excès de décès enregistré il y a 6 ans.

  • Le remdésivir

Parmi les armes déployées pour attaquer l’ennemi invisible, le remdésivir constitue sans doute la plus redoutable. À l’origine, cette molécule a été inventée pour traiter la fièvre hémorragique Ébola. Vu l’étroitesse du marché, le laboratoire Gilead l’a ensuite recyclée pour soigner la péritonite du chat, censément causée par un coronavirus félin. Sur base d’un seul patient guéri à Wuhan, le fabricant américain a claironné début 2020 que son médicament pouvait aussi agir efficacement contre le nouveau corona émergent. C’était faux et l’OMS a conclu dès le mois de novembre que le léger bénéfice sur la durée d’hospitalisation n’en valait pas la chandelle. Entretemps, la Commission Européenne avait déjà acheté 500 000 doses ayant coûté plus d’un milliard d’euros et dont une grande majorité n’a pas été utilisée au vu des études décevantes. Avec le scandale des contrats Pfizer, c’est la deuxième méga magouille pharmafieuse dans laquelle a trempé l’impératrice Ursula von der Leyen. Il n’empêche que des dizaines de milliers de malades ont servi de cobayes et ont reçu ce poison en perfusion. Outre l’effet bolus dont je vous parlais récemment, il est très probable que les graves effets secondaires de cet antiviral auront fait beaucoup de dégâts. On sait qu’il peut provoquer des lésions du foie, des réactions allergiques mortelles et des altérations parfois fatales de la fonction rénale. Une seule dose de ce médoc toxique peut vous détruire les reins et vous expédier au cimetière ! Combien de victimes à son passif ? C’est malheureusement impossible à dire. Mais il est vraisemblable que bon nombre de patients hospitalisés pour covid sont morts d’avoir été perfusés avec le remdésivir.

(à suivre)

Yves Rasir

Laisser un commentaire