Suite de l’inventaire de la coque-vide 19, autrement dit du relevé des vraies causes de la surmortalité éphémère enregistrée en 2020 dans une minorité de pays occidentaux. À l’heure où les deux doxas virales (virus naturel ou artificiel) semblent avoir contaminé l’ensemble de la dissidence, il importe de rappeler ce qui a réellement tué les covidécédés.
- L’hydroxychloroquine
Parallèlement au remdésivir, les médecins de Wuhan ont employé un autre produit pour traiter les premiers cas d’une pneumopathie atypique qui ne s’appelait pas encore covid-19 : l’hydroxychloroquine. C’est un antipaludéen utilisé également pour soigner le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. Le Pr Didier Raoult a trouvé que c’était une bonne idée de « repositionner » cette molécule dotée de propriétés anti-inflammatoires et il l’a fait administrer au sein du IHU-Méditerranée, publiant dès mars 2020 des résultats préliminaires très optimistes. À juste titre ? N’en déplaise aux aficionados du druide marseillais, les grandes études randomisées contrôlées (le standard de la preuve en médecine) ont été unanimes : aucun bénéfice sur la mortalité, la durée d’hospitalisation ou le recours à la ventilation mécanique. On peut au contraire penser que le succès populaire de l’HCQ a contribué à provoquer des décès prématurés. Prescrit en dehors d’un cadre hospitalier, à tout type de patient et à des doses trop élevées, ce médicament peut en effet s’avérer extrêmement dangereux car il provoque des arythmies cardiaques potentiellement fatales. Des dizaines d’études et plusieurs méta-analyses comme celle-ci ont confirmé cette toxicité et observé qu’elle est encore augmentée si l’hydroxychloroquine est consommée avec l’azithromycine ! Certes, la fibrillation ventriculaire et la mort subite causées par l’HCQ sont des événements indésirables relativement rares. Certes encore, l’étude bordelaise évaluant à 17 000 le nombre de ses victimes dans 6 pays était bidon et a été retractée. Mais il faut se souvenir que les prescriptions d’hydroxychloroquine se sont envolées en mars-avril 2020. Une enquête dans les pharmacies américaines a montré une hausse des ventes de 2 000 % et une étude internationale a estimé qu’environ 50 % des médecins français et 80 % des médecins italiens et espagnols ont prescrit de l’HCQ début avril 2020. Selon toute vraisemblance, cette ruée vers un médoc peu ou pas efficace et très périlleux pour les cardiaques ne fut pas étrangère au pic printanier de surmortalité.
- Le paracétamol
« Restez chez vous et prenez du Doliprane. » Parce qu’elle illustre l’interdiction de soigner signifiée aux médecins par les autorités sanitaires, cette injonction restera gravée à jamais dans les annales des grands scandales médicaux. Nous verrons plus loin que ce déni de soins aura pesé lourd dans le bilan de la fausse pandémie. Mais ce qu’il faut retenir ici, c’est que la population a obéi aux instructions des gouvernements et que les ventes de paracétamol ont explosé début mars et pendant le confinement. Le Doliprane a été le produit le plus vendu en France au cours de cette période, avec 53 millions de boîtes écoulées en seulement 7 semaines. Pareil en Belgique avec le Dafalgan, dont les stocks ont été si vite épuisés qu’il a fallu instaurer des quotas et interdire aux pharmaciens de délivrer plus d’une boîte par personne. Cette ruée vers l’acétaminophène (principe actif du paracétamol) peut être qualifiée de tragédie car cette molécule n’est pas seulement antalgique, elle est aussi antipyrétique. Or combattre la fièvre, c’était la dernière chose à faire puisque cette réaction calorifère témoigne que l’organisme est confronté à une infection et qu’il mobilise son système immunitaire. Faire baisser la température, c’est la meilleure manière d’empirer une maladie et d’attiser sa phase inflammatoire. Qui plus est, le paracétamol est très toxique pour le foie, émonctoire capital dont il épuise les réserves de glutathion, un antioxydant endogène essentiel au bon fonctionnement de l’immunité innée. En cas de surdosage, le médoc disponible sans ordonnance peut conduire à l’insuffisance hépatique, à l’insuffisance rénale et à des troubles sévères de la coagulation, soit trois effets secondaires qui ont pu être confondus avec des complications du covid. Directement ou indirectement, le paracétamol a donc très certainement fait son lot de victimes faussement déclarées mortes par la faute du virus. Il a grandement contribué à ce que j’ai appelé la « déferlante iatrogénique ».
- Le syndrome du glissement
Mis en lumière par la « crise sanitaire », le syndrome du glissement est une combinaison de troubles physiques (perte d’appétit, dénutrition, déshydratation…) et de symptômes psychiques (repli et mutisme, apathie, refus de s’alimenter, de se soigner…). La victime semble perdre toute envie de vivre et se laisse littéralement glisser vers la mort, laquelle peut survenir très rapidement par aggravation d’un état grabataire. Ce syndrome a été décrit dans les années 50 par un médecin français ayant fait sa thèse de doctorat sur les modes de décès des vieillards dans les hospices. Ce travail et d’autres ont permis de comprendre que le glissement survenait suite à un événement déclenchant (maladie, accident, choc émotionnel…) particulièrement traumatisant. Or qu’y a-t-il de plus traumatisant, pour les seniors séjournant en hôpital ou en maison de retraite, qu’être privés de visite ? Qu’y-a-t-il pour eux de plus précieux que revoir régulièrement leur famille et embrasser fréquemment leurs proches ? La décision abominable de les isoler complètement a été prise un peu partout au printemps 2020 et il ne fait aucun doute que cette mesure barbare a précipité le décès de nombreuses personnes âgées. La mortalité des résidents d’EHPAD a augmenté de 43 % pendant la « première vague » de covid (9,1 % de décès en 2020 contre 6,7 % en 2019) et elle a surtout été observée chez les patients atteints de démence sénile, une population particulièrement vulnérable au syndrome du glissement. Selon cette étude rétrospective, l’hécatombe dans les établissements d’hébergement ne fut pas seulement causée par des infections respiratoires mais aussi par une « maladie du confinement » induite par la solitude et le sentiment d’abandon. Preuve supplémentaire que la séquestration des aînés a amplifié leur taux de mortalité, celui-ci est revenu à la normale lors du deuxième confinement, alors que les visites n’étaient plus interdites. Bien que le phénomène de glissement ne puisse être quantifié avec précision, il est clair qu’on a écourté la vie de beaucoup de vieux en les privant brutalement de chaleur humaine et de contacts sociaux. Ce fut un véritable géronticide.
- L’euthanasie de masse
Outre l’assassinat par enfermement, les autorités sanitaires ont mis en œuvre l’extermination des personnes âgées par voie médicamenteuse. Sous prétexte d’abréger leurs souffrances, le personnel soignant a été incité à les euthanasier en leur administrant des drogues (Rivotril, clonazépam, morphine…) qui ont pour effet d’endormir et d’accélérer l’agonie. En France, l’euthanasie active n’était pas encore autorisée à l’époque mais les recommandations des Agences Régionales de Santé stipulaient en toutes lettres qu’en lieu et place de la prise en charge curative ordinaire, il fallait garantir aux patients covidés « le droit à une sédation proportionnée ou profonde et continue maintenue jusqu’au décès ». Comme le raconte Pierre Chaillot dans son premier ouvrage, ce sont de véritables « escadrons de la mort » qui ont été dépêchés dans les EHPAD pour procéder à ces injections létales. Et comme le note Eusèbe Rioché dans son livre Covid-19 : une guerre ouverte contre les peuples, le nombre d’ampoules de Rivotril surconsommées en 2020 (30 772) équivaut au nombre d’abandons de soins évalués à 29 947. Quand on tue les gens, ils guérissent forcément moins bien ! Le pire, c’est que l’alibi compassionnel invoqué pour ce crime de masse ne résiste pas à la lecture de la notice du Rivotril. Il y est écrit noir sur blanc que l’âge avancé constitue un facteur de risque et que l’insuffisance respiratoire est une contre-indication majeure à son utilisation. Le Vidal confirme que ce puissant sédatif peut entraîner des défaillances cardiaques et d’importantes difficultés à respirer, qui sont deux signes cliniques souvent attribués aux formes de covid sévères. Bref, il est permis de se demander si une bonne part des décès enregistrés chez les personnes en état de dépendance ne découle pas de cette erreur médicale grave. Et comme cette erreur est colossale, on peut se demander si les effets indésirables du Rivotril n’étaient pas en réalité les effets désirés par les autorités. Dans toute guerre, il y a des massacres…
- L’intubation systématique
La déferlante iatrogénique ne s’est pas arrêtée aux portes des hôpitaux. On y a également administré du Rivotril et l’on y a placé une majorité de patients sous respirateur artificiel. Par hantise d’un virus annoncé comme très meurtrier, les équipes de réanimation ont bien souvent choisi cette solution consistant à mettre sous anesthésie générale et à remplacer la fonction pulmonaire par un ventilateur mécanique. Selon une enquête menée dans 138 services de soins intensifs français, belges et suisses, 80 % des patients admis durant la première vague ont été intubés au cours de leur séjour et 63 % l’ont été dans les premières 24 heures suivant leur admission. Dès le début de la pseudo pandémie, nous avons souligné que la banalisation de cette intervention lourde serait immanquablement contre-productive : elle entraîne des lésions pulmonaires et provoque dans 50 % des cas une pneumonie bactérienne secondaire. S’y ajoutent des risques d’insuffisance rénale et de thrombose vasculaire liées à l’immobilisation. Chez ceux qui en réchappent, le fait d’être intubé et sédaté provoque une fonte musculaire dont il n’est pas facile non plus de se remettre. Selon cette étude américaine, la majorité des patients estampillés covid et mis sous ventilation mécanique invasive sont morts des suites d’une pneumonie nosocomiale et non de l’infection par le SARS-CoV-2 : le remède choisi était effectivement pire que le mal ! D’après plusieurs autres études, notamment celle-ci, la technique de pression positive continue (PPC) et l’oxygénothérapie à haut débit permettaient pourtant d’éviter l’intubation avec un taux de survie significativement plus élevé. Interrogée par mes soins et sommée de parcourir la littérature, l’intelligence artificielle Claude m’a répondu que « l’intubation systématique et précoce, telle qu’elle a été pratiquée massivement en 2020, a probablement contribué à la surmortalité », sans qu’il soit cependant possible de la quantifier puisque les patients intubés étaient aussi les plus mal en point à leur arrivée. Autrement dit, le crime a eu lieu, on a retrouvé l’arme fumante mais les criminels s’en tirent parce qu’un coupable viral était désigné d’avance.
(à suivre)
Yves Rasir